Dans la pratique, la liberté de sortir peut être restreinte pour les personnes souffrant de troubles cognitifs sévères (Alzheimer, démence avancée). C’est là que la loi impose des garde-fous précis :
- Une restriction de sortie (fermeture de portes, code d’accès) n’est jamais automatique : elle doit faire suite à une évaluation médicale individuelle, documentée dans le dossier du résident.
- Seul le médecin peut attester qu’un risque de fugue ou de danger met la vie du résident en péril.
- La famille et le résident (s’il en est capable) sont systématiquement associés à la réflexion et à la décision.
En cas de mesure de protection (tutelle, curatelle), la décision de sortie revient au tuteur ou curateur en fonction de l’autonomie préservée, toujours en privilégiant la volonté de la personne. Il existe aussi des solutions techniques – bracelets GPS, alertes électroniques – pour concilier liberté et sécurité, bien connus dans les structures d’Évreux.
Exemple local : la résidence Les Terrasses de la Providence
À la Providence, le protocole de sortie encadre les personnes à risque sans stigmatisation. Le personnel a été formé à la “stimulation de l’autonomie” et propose des sorties accompagnées, tandis qu’une équipe de bénévoles (source : témoignage lors d’une porte ouverte en 2022) facilite les promenades hors de l’enceinte.