Le secret médical est strictement encadré par le Code de la santé publique (article L1110-4), la loi informatique et libertés (loi n°78-17), et les textes relatifs à la déontologie médicale. Ce secret concerne toutes les informations venues à la connaissance des professionnels de santé sur l’état de santé d’un résident, son diagnostic, ses antécédents, son pronostic, ses traitements, et plus largement, tout ce qu’il souhaite confier.
- Article L1110-4 du Code de la santé publique : impose à tout professionnel de santé ou intervenant (soignants, médecins, psychologues, personnel administratif, etc.) le respect strict du secret médical à l'égard de toute personne tierce, y compris d’autres professionnels non impliqués dans la prise en charge du résident.
- Code pénal (article 226-13) : la violation du secret médical est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
- Loi 2002-2 sur les droits des usagers : affirme le droit du résident à la confidentialité et au respect de la vie privée.
Qui est tenu au secret médical en EHPAD ?
L’obligation s’applique à tous les professionnels travaillant au contact des résidents :
- Médecins coordonnateurs et libéraux
- Infirmiers et aides-soignants
- Psychologues, kinésithérapeutes, ergothérapeutes
- Personnel administratif et direction (dans la limite des informations nécessaires à l’organisation des soins)
- Intervenants extérieurs, bénévoles sous convention
Même les stagiaires ou étudiants présents en établissement sont concernés : dès leur arrivée, ils s’engagent formellement à ne divulguer aucune information à l’extérieur (signature de charte ou clause de confidentialité).