En matière de soins et de santé, le principe du « consentement éclairé » prévaut (article L.1111-4 du Code de la santé publique). Tout acte médical doit en théorie recueillir l’accord du résident, à moins qu’il ne soit déclaré incapable d’exprimer sa volonté (par exemple, en cas de troubles cognitifs avancés).
Dans ces cas-là, un représentant légal (tuteur, curateur) peut prendre le relai. La famille peut alors être sollicitée pour les grandes décisions médicales (changements de traitement, transfert à l’hôpital, actes invasifs) mais toujours dans le respect des directives anticipées du résident, s’il en a rédigé. Hors mesure de protection (tutelle), la famille n’a pas de droit de veto médical.
Il existe aujourd’hui en France près de 730 000 personnes sous mesure de protection juridique, dont une grande part de résidents d’EHPAD (source : Ministère de la Justice, chiffres 2023). Le rôle des familles dans ces situations est crucial : elles représentent souvent le lien moral et affectif, tout en veillant au respect des volontés du proche dans le cadre légal.
- Si le résident est apte : la famille ne décide pas à sa place, mais peut accompagner lors des consultations et être informée (avec l’accord de la personne)
- Si le résident est sous tutelle : le tuteur prend les décisions médicales, après consultation éventuelle de la famille