Depuis 2021, le « consentement éclairé » occupe une place centrale dans les démarches d’accompagnement, notamment pour les soins invasifs ou en cas de limitation des libertés (placement en unité protégée, usage de dispositifs de contention, etc.). Le résident a toujours le droit de refuser un soin, de demander une information complémentaire, d’appeler un proche ou un tuteur.
La digitalisation, le vieillissement de la population (avec 728 000 résidents en EHPAD en 2022 selon la DREES) et la vigilance accrue face aux risques de solitude, de dénutrition ou d’atteinte à la liberté, placent la charte au centre de nombreux débats : comment préserver au maximum l’autonomie dans un environnement collectif ? Comment concilier sécurité et liberté pour des publics fragiles, dont 56 % atteints de troubles cognitifs (DREES, 2023) ? Les établissements sont invités à former leur personnel aux droits fondamentaux, à organiser des groupes d’expression et à renforcer le dialogue familles-équipe.
Un autre enjeu est le soutien aux proches aidants, qui peuvent eux aussi saisir les instances de régulation pour faire respecter la charte.